mise à jour le 12 novembre 2009
© Benoît Walther

Johannes Schöllhorn

Compositeur allemand né en 1962.

Johannes Schöllhorn étudie la composition avec Emmanuel Nunes, Mathias Spahlinger et Klaus Huber à la Musikhochschule de Fribourg  en Allemagne, la direction d'orchestre avec Peter Eötvös et la théorie musicale avec Peter Förtig. Il suit également les cours d’été de Darmstadt.

En 1995, il est sélectionné par le comité de lecture de l'Ensemble intercontemporain qui crée Rondo pour violon et orchestre de chambre en 1997.

Son répertoire regroupe des pièces vocales, de la musique de chambre, des œuvres pour orchestre et pour le théâtre. Son opéra de chambre Les petites filles modèles est donné plusieurs fois en France, notamment en 1997 à l'Opéra Bastille. Il élabore plusieurs transcriptions, dont celle d'…explosante-fixe... de Pierre Boulez : Berstend-Starr (1991-1992).

Johannes Schöllhorn participe aux stages de la Junge Deutsche Philharmonie avec Mark Foster et Pierre Boulez et dirige de nombreux ensembles dont l'Ensemble Recherche et l'Ensemble für Neue Musik de la Musikhochschule de Fribourg jusqu’en 2004.

En 1998, il participe au projet « into » à Hong-Kong, projet musical de l’Ensemble Modern et du Siemens Arts Program, en collaboration avec le Goethe Institut.

Il collabore avec de nombreux solistes, ensembles et orchestres, notamment avec l’Ensemble Modern, L’Instant donné, l'Ensemble Recherche, les Neue Vocalsolisten, MusikFabrik, Das Neue Ensembles, et les orchestres des Radios WDR de Cologne et SWR de Stuttgart.

Entre 1995 et 2000, Johannes Schöllhorn enseigne à la Musikhochschule de Zürich-Winterthur en Suisse. Il est professeur de composition à la Musikhochschule de Hanovre en Allemagne de 2001 à 2009 et actuellement à celle de Cologne. Il donne également des masterclasses dans le cadre du séminaire de composition de la Fondation Royaumont en 2003, du séminaire international de composition de l’ensemble Ictus en Belgique, au Festival Bartók en Hongrie, ainsi qu’en Chine, aux conservatoires de musique de Tianjin et de Pékin et au Japon, à la fondation Irino, au festival Takefu et à l’université Ondai de Tokyo.

  • Premier prix au concours de composition Valentino Bucchi à Rome en 1985 (pour Brandung) et en 1987 (pour Windmaschine).
  • Lauréat de la Fondation Gaudeamus en 1986.
  • Lauréat de la Fondation Heinrich Strobel de la SWR de Fribourg en 1988.
  • Prix du festival de Darmstadt en 1988.
  • Prix du concours Trio Basso de Cologne en 1989.
  • Prix Musica Viva de Pforzheim en 1990 pour Hand-Stücke.
  • Prix de la Ville de Stuttgart en 1991 pour Hexagramm.
  • Bourse de la Fondation d'art du Bade-Wurtemberg.
  • Prix du Bade-Wurtemberg en 1991 pour Hexagramm.
  • Prix de composition Kammerkunst Basel en 1993 pour Pentagramm.
  • Prix Praetorius en 2009.

© Ircam-Centre Pompidou, 2009

Sources

Site du compositeur, Éditions musicales européennes, Éditions Lemoine (voir ressources documentaires).

Bibliographie

  • Peter SZENDY (textes réunis par), « Johannes Schöllhorn : comment savoir de quoi l’ombre est l’ombre ? », dans Arrangements, dérangements – la transcription musicale aujourd'hui, coll. « Les Cahiers de l’Ircam », éditions Ircam-Centre Pompidou, L'Harmattan, Paris, 2001, p. 121-130.
  • « Notwendiger anachronismus » (entretien), revue Neue Zeitschrift für Musik (mars-avril 2009), éditions Schott music, Mainz, 2009 , p. 10-13.

 

Discographie

  • Johannes SCHÖLLHORN, Liu-yi/Wasser, Senza parole, kazabana, tiento, Suite, dans « Liu-yi/Wasser », Orchestre symphonique de la Radio WDR, Chœur de la Radio WDR, Das Neue Ensemble, Johannes Kalitzke, Thomas Eitler et Johannes Schöllhorn, 1 cd aeon, 2008, n° 0863.
  • Johannes SCHÖLLHORN, in nomine, dans « The Witten In Nomine Consort Book », avec également des œuvres de Marc André, Jorg Birkenkotter, Sebastian Calren, Andrew Digby, et Brian Ferneyhough, Ensemble Recherche, 1 cd Kairos, 2005.
  • Johannes SCHÖLLHORN, Der Vorhang geht auf - Das Theater stellt ein Theater vor (mélodrame pour récitante et cinq instruments), dans « Der Vorhang geht auf - Das Theater stellt ein Theater vor », Caroline Gautier, Ensemble Recherche, direction : Mark Foster, 1 cd RCA, Deutschen Musikrats, Coll. « Musik in Deutschland 1950-2000 ».
  • Johannes SCHÖLLHORN, Descriptions automatiques, dans « Mélodrames françaises », Caroline Gautier, Ensemble Musikfabrik, J. Avery, 1 cd 
Accord/Universal, n°465 283 2.
  • Johannes SCHÖLLHORN, Der Vorhang geht auf Das Theater stellt ein Theater vor, Hexagramm, Musarion, Hand-Stücke, les ombres-die Schatten, Schlussvignette & Retraiteschuß, dans « Œuvres », Lucas Fels : violoncelle, Uwe Mockel : clarinette, Caroline Gautier, Garth Knox, Françoise Rivalland, Ch.Dierstein, Caroline Delume : guitare, M.Th. Ghirardi, W. Hoogewerf, Ensemble Recherche, direction : Mark Foster, 1 cd Accord/Musidisc, 1996, n° 201 622.
  • Johannes SCHÖLLHORN, « Lichtspielmusik », avec également des œuvres d’Arnold Schoenberg, Josef Matthias Hauer, Franz Schreker, Ensemble Recherche, direction : Lothar Zagrosek, 1 cd Montaigne/Auvidis, 1995, n° MO 782068 [bande originale de film].
  • Johannes SCHÖLLHORN, Madria, dans « Wittener Tage für neue Kammermusik 1994 », 1 cd WDR, 1994.
  • Johannes SCHÖLLHORN, About the seventh, dans « For Stefan Wolpe », avec également des œuvres de Stefan Wolpe, Morton Feldman, John Cage, et Elliott Carter, Ensemble Recherche, direction : James Avery, 1 cd Montaigne/Auvidis, 1995, n° MO 782048 [la pièce de Johannes Schöllhorn a été enregistrée par la WDR de Cologne à Fribourg-en-Brisgau en janvier 1993].
  • Johannes SCHÖLLHORN, Ralentir-travaux, dans « Wittener Tage für neue Kammermusik 1993 », avec également des œuvres d’Arnold Schönberg, Günter Christmann, Giacinto Scelsi, Ensemble Recherche, 1 cd WDR, 1993.
  • Johannes SCHÖLLHORN, Berstend-starr, Madria, Marien-Lieder, About the seventh, Ralentir-travaux, dans « parodies & paraphrases », Armand Angster, Teodoro Anzelotti, J. Nied, S. Kamphues, Cl. Schubert, S. Otto, Ensemble Recherche, dir. Mark Foster, Emilio Pomarico, 1cd Accord, 1996 [Enregistrements réalisés de 1993 à 1995 à la WDR de Cologne].

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