Martin Matalon (1958)

Metropolis (1995)

musique pour le film de Fritz Lang, pour ensemble et électronique

œuvre électronique, Ircam

  • Informations générales
    • Date de composition : 1995
      Dates de révision : 2001 - 2007, 2011
    • Durée : 2 h 20 mn
    • Éditeur : Max Eschig, Paris
    • Commande: Ircam-Centre Pompidou (version originale), Ensemble Modern et Ensemble intercontemporain
Effectif détaillé
  • flûte, clarinette, basson, saxophone, 2 trompette, trombone, 4 percussionniste, guitare électrique, basse électrique [fretless] , violoncelle, contrebasse

Information sur la création

  • 30 May 1995, Paris, Théâtre du Châtelet, par Ernesto Martinez-Izquierdo, direction.
  • 18 March 2007, Théâtre de Caen.
  • 18 May 2011, Paris, Cité de la musique, par l'Ensemble interccontemporain, direction : Jean-Michel Lavoie.

Information sur l'électronique
Information sur le studio : Ircam, Grame (version 2011)
RIM (réalisateur(s) en informatique musicale) : Christophe De Coudenhove, Atau Tanaka, Max Bruckert (Grame, pour la version 2011)
Dispositif électronique : dispositif électronique non spécifié

Observations

Enregisrement audio (1995) : https://medias.ircam.fr/xbc2d54_metropolis-martin-matalon

Note de programme

L'Ircam a demandé au compositeur Martin Matalon de concevoir une nouvelle musique pour le film Metropolis, réalisé par Fritz Lang à Berlin en 1925-1926, et récemment restauré par la cinémathèque de Munich.

Martin Matalon prépare des séquences de sons de synthèse qui seront déclenchés par un instrumentiste au cours de la projection. La synchronisation du film et de ses séquences requiert une attention particulière. L'effectif, qui comprend instruments acoustiques et électronique en temps réel (Station d'informatique musicale de l'Ircam), permet d'associer un ensemble de 17 musiciens à un dispositif électroacoustique. La musique est diffusée à travers des haut-parleurs disposés sur scène, ainsi que dans la salle, autour du public.

La musique conçue par Martin Matalon pour ce film n'est pas une simple illustration sonore des images. Le compositeur estime qu'une musique composée de nos jours est tout à fait apte à transcrire les visions urbaines et futuristes de Fritz Lang et à adhérer au déroulement dramatique du film. Le langage musical de Matalon introduit des éléments empruntés au jazz et au rock dans un contexte de musique classique contemporaine. Sa musique est, d'un bout à l'autre du film, aérée, personnelle et inventive, spacieuse dans le sens où elle réserve à l'auditeur des plages pour la réflexion, l'appréciation des images et du récit.