Aureliano Cattaneo (1974)

Latidos (2005)

pour orchestre de chambre

  • Informations générales
    • Date de composition : 2005
    • Durée : 15 mn
    • Éditeur : Editions Musicales Européennes
    • Commande: Ensemble intercontemporain
Effectif détaillé
  • 1 flûte, 1 flûte (aussi 1 flûte piccolo), 1 hautbois, 1 clarinette, 1 clarinette basse (aussi 1 clarinette contrebasse), 1 basson (aussi 1 contrebasson), 1 cor, 1 trompette, 1 trombone, percussions et accessoires(2 percussionniste), 1 piano, 1 clarinette basse, 3 violon, 2 alto, 2 violoncelle, 1 contrebasse

Information sur la création

  • 20 January 2006, Paris, Centre Pompidou, par l'Ensemble intercontemporain, direction : Beat Furrer.

Observations

Écouter l’enregistrement du concert du 20 janvier 2006 au Centre Georges Pompidou : https://medias.ircam.fr/xe4d012_latidos-aureliano-cattaneo 

Note de programme

Cette pièce est une commande de l’Ensemble intercontemporain, attribuée dans le cadre du comité de lecture de l’Ircam et de l’Ensemble intercontemporain en 2004. Il s’agit de la création mondiale. Mes dernières compositions sont construites à partir d’une forme simple, organisée en différents mouvements. Mon but est ainsi de revenir à une forme globale, c’est-à-dire à des pièces écrites d’un seul tenant. Latidos signifie «battements» en français. Mon travail, dans cette pièce, a donc consisté à établir une structure de mouvements superposés, et à créer de cette manière des basses continues et des brisures rythmiques. Cette pièce se fonde sur la notion de contraste. Contraste entre un battement dynamique régulier et sa réflexion statique : entre le fortissimo « industriel » de l’enclume, de la plaque de métal, du frein, de la pédale de la grosse caisse et le pianissimo des instruments à cordes au début de l’œuvre. Contraste entre des registres extrêmes : les deux piccolos, la clarinette, le xylomarimba, opposés à la clarinette contrebasse, au cor et au trombone. Contraste entre plein et vide, matérialisé par des variations brusques d’intensité tout au long de la pièce. Enfin, contraste entre répétitions périodiques et rythmes irréguliers. Ces notions de base se croisent ou s’associent constamment : une situation statique peut prendre appui sur un battement régulier, et des répétitions discontinues superposées peuvent donner un battement quasi régulier. J’ai ainsi pu créer une forme articulée et changeante mais concédant toujours une grande homogénéité au matériau musical.

Aureliano Cattaneo, programme de la création, Centre Pompidou, janvier 2006.