Misato Mochizuki (1969)

Omega project (2002)

  • Informations générales
    • Date de composition : 2002
    • Durée : 15 minutes
    • Éditeur : Breitkopf & Härtel
Effectif détaillé
  • 2 flûte (aussi 1 flûte piccolo, 1 flûte alto, 1 flûte basse), 1 hautbois, 1 cor anglais, 2 clarinette (aussi 1 clarinette en mib, 1 clarinette basse), 2 basson, 1 contrebasson, 4 cor, 2 trompette, 2 trombone, 1 tuba, 4 percussionniste, 1 harpe, 1 piano, 12 violon, 12 violon II, 10 alto, 8 violoncelle, 6 contrebasse

Information sur la création

  • 25 August 2002, UA Tokyo, Suntory Hall

Note de programme

Le « point omega » désigne pour Pierre Teilhard de Chardin (1887–1955) le point ultime de l’évolution de l’humanité, qu’il assimile au « Christ mystique ». L’évolution biologique humaine est infiniment plus lente que celle des sociétés ou des savoirs, ces dernières croissant par accumulation et non par sélection : les découvertes ou réflexions d’un individu sont directement disponibles et profitables à tous, présents et à venir. Chaque être humain enrichit la matière d’une petite quantité de pensée qui, au terme de sa vie (l’équivalent d’un petit point omega), se libère pour le départ d’une nouvelle vie. L’humanité continue ainsi son apprentissage par relais entre les générations.

Omega project est le courant de cette évolution, le résultat des rencontres de ces innombrables petits courants. C’est aussi l’image d’un pont entre deux mondes inconnus l’un de l’autre, mais l’un incluant à l’autre, comme l’homme et Dieu, la vie et la mort, la terre et l’espace, l’apparence et la vérité. J’ai voulu écrire une musique métaphorique de la prière, contenant plusieurs points omega dans sa structure. C’est un processus de réincarnation de l’énergie vitale de la musique, et comme l’évoque la forme de la lettre grecque, c’est une musique qui passe d’un point de départ à un point d’arrivée par une ouverture, un silence. Le début d’un nouveau cycle est souligné par un son qui évoque une clochette : cette idée est inspirée de l’horloge astronomique de la Cathédrale à Strasbourg, où la vie de l’homme commence et se termine par un gong frappé par un ange.

Misato Mochizuki, 2002, éditions Breitkopf & Härtel