Florence Baschet (1955)

Femmes (1998)

première version pour deux voix de femmes et dix instruments

  • Informations générales
    • Date de composition : 1998
    • Durée : 25 mn
    • Éditeur : Inédit, en dépot à Radio-France
    • Commande: Radio France
    • Dédicace : à Malon Couvelaire et Jérôme Fara
    • Livret (détail, auteur) :

      Marmoud Darwich en langue arabe et Itzrach Laör en langue hébraïque

Effectif détaillé
  • soliste : 2 voix de femme non spécifiée solo (aussi 2 autre accessoire [tôles à voix des frères Baschet] )
  • flûte, clarinette, cor, trombone, percussionniste, harpe, violon, alto, violoncelle, contrebasse

Information sur la création

  • 11 February 2001, France, Paris, Radio France, Auditorium Olivier Messiaen, festival Présences, par l'Ensemble FA, direction : Dominique My avec Roula Safar en langue arabe et Françoise Atlan en hébreu.

Note de programme

Femmes, commande de Radio France, pièce pour ensemble instrumental et deux voix de femme, sur des textes d'auteurs contemporains, Marmoud Darwich (palestinien) et Yitzhak Laor (israélien).

Deux femmes, l'une en langue hébreu, l'autre en langue arabe, chantent leur appartenance à la même terre. Une histoire de femmes, une histoire de terre et deux langues distinctes. Car ces femmes sont séparées par ce qui pourrait les unir, la puissance de communication, le langage. Il y a donc au début de la pièce deux blocs musicaux distincts avec leurs propres caractéristiques syntaxiques, le langage musical s'entend séparé dans des sphères autonomes. Chaque ligne vocale est alors déclarée souveraine parce qu'elle détient le texte. Et le texte résonne dans le chant de leur langue (hébreu/arabe), non pas comme instrument de propagande mais comme langage poétique qui cherche à célébrer les noces entre liberté et paix.

Pour cette pièce, je voulais deux voix issues du Proche-Orient, habituées depuis leur enfance aux techniques vocales de cette région comme certains cris, sons de gorge, mélismes, psalmodies, lamentations, tadrij et trille yodelé. De plus, je cherchais deux interprètes qui soient impliquées dans l'identité musicale de la pièce. Et j'ai écris les parties vocales pour elles.

Les femmes chantent au creux des deux sculptures sonores des Frères Baschet dressées sur scène, feuilles de métal sculptées et pliées, hautes de plus de 2 mètres, qui ont la particularité de créer un effet sonore réverbérant avec une distorsion spectrale riche en harmoniques.

Florence Baschet.

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