Yann Robin (1974)

Art of Metal II (2007)

pour clarinette contrebasse métal et dispositif électronique

œuvre électronique, Ircam

  • Informations générales
    • Date de composition : 2007
    • Durée : 11 mn
    • Éditeur : Jobert
    • Dédicace : à Alain Billard et Jean Lochard
Effectif détaillé
  • clarinette contrebasse

Information sur la création

  • 2 October 2007, Paris, Ircam, Espace de projection, concert Cursus, par Alain Billard.

Information sur l'électronique
Information sur le studio : Ircam, Cursus I de composition et informatique musicale.
RIM (réalisateur(s) en informatique musicale) : Yann Robin, Jean Lochard (encadrement pédagogique)
Dispositif électronique : dispositif électronique non spécifié

Observations

Enregistrement de la création lors du Concert Cursus à l'Ircam : https://medias.ircam.fr/xa34e97_art-of-metal-ii-yann-robin

Note de programme

Art of métal II, pour clarinette contrebasse métal et dispositif électronique en temps réel s’inscrit dans le cadre d’un cycle pour cet instrument et est le résultat d’une collaboration avec Alain Billard, clarinettiste et soliste de l’Ensemble intercontemporain.

La première pièce du cycle, créée le 28 janvier dernier, confronte l’instrument à un ensemble de dix-sept musiciens, celle-ci à un dispositif électronique et la dernière, Art of métal III, en tant que synthèse, ralliera l’instrument à l’ensemble et à l’électronique. Elle sera créée en 2008. Le fil d’Ariane de ce projet, l’idée conductrice, est une approche métaphorique de ce que peut inspirer le métal, cet alliage souvent synonyme de force, puissance, solidité, énergie, brillance, éclat etc. L’instrument lui-même est métallique dans son intégralité ; un bec en métal a spécialement été fabriqué pour l’occasion par Selmer pour remplacer celui qui est habituellement en ébonite. Outre la recherche de puissantes sonorités métalliques, l’autre préoccupation principale est le son que peut produire l’émission de la voix dans la clarinette contrebasse. Ce mixage engendre des perturbations et modifie considérablement le timbre de l’instrument. La voix est utilisée chantée ou bien criée. Ces cris, émis avec des sons fendus, amplifient la distorsion et la saturation du son, les timbres semblent éclater, exploser et produisent une violente énergie. Tout cela est accru par l’électronique, qui immerge l’auditeur à l’intérieur même du son grâce à un système de spatialisation permettant de modifier virtuellement les paramètres acoustiques d’une salle et donc d’en changer psychoacoustiquement la perception. D’autres outils de traitements développés à l’Ircam, donnant la possibilité de resynthétiser le son en temps réel, d’en extraire le « bruit » ou les transitoires d’attaques, ont apporté une précieuse contribution et enrichi considérablement l’univers sonore de ce projet.

Yann Robin.