John Chowning (1934) Michel Redolfi (1951) Jean-Claude Risset (1938)

La Nouvelle Atlantide (1987-1988)

pour récitant, chœur mixte et sons de synthèse

œuvre électronique
œuvre scénique

Informations générales

Date de composition : 1987 - 1988
Durée : 1 h 30 mn
Éditeur : Inédit

Livret (détail, auteur) :

d'après New Atlantis de Francis Bacon

Genre
Voix soliste(s) et chœur [1 voix soliste et chœur]

Effectif détaillé
  • soliste : récitant non spécifié
  • chœur mixte

Information sur la création

  • 16 juillet 1988, France, Saint Paul de Vence, Nuits de la Fondation Maeght, par le Chœur contemporain d'Aix en provence, direction : Roland Hayrabédian.

Information sur l'électronique
Dispositif électronique : sons fixés sur support (sons de synthèse réalisés par ordinateur fixés sur support 8 pistes)

Observations

Un voyage dans la musique numérique conçu par Jean-Claude Risset sur des textes de Francis Bacon (1561-1626) avec le Chœur contemporain d'Aix en Provence, écrit en collaboration avec John Chowning et Michel Redolfi pour la scénographie sonore (CIRM, Centre International de Recherche Musicale de Nice), et Bruno Meyssat pour la scénographie lumineuse.

Titres des parties
  1. Sud I et II, de Jean-Claude Risset
  2. Phone de John Chowning
  3. Effraction I de Michel Redolfi
  4. Dérives I et II de Jean-Claude Risset
  5. Dérives III de Jean-Claude Risset
  6. Effraction II de Michel Redolfi
  7. Sud III de Jean-Claude Risset

Note de programme

Au début du XVIIe siècle, le chancelier Francis Bacon, frappé par le progrès technique, a dépeint un continent utopique, la Nouvelle Atlantide, lieu d'étonnentes expériences sonores. Dans ces textes prémonitoires est tiré le fil conducteur d'un voyage d'une exploration du « son numérique » et de ses possibilités musicales. Il s'agit bien d'un univers nouveau : les sons numériques ne sont plus le reflet acoustique d'un monde d'objets visibles. La programmation du son permet de jouer avec la perception, de sonder « l'espace du dedans », pour donner l'apparence de présence et d'identité à des être sonores irréels, illusoires, immatériels, échappant aux contraintes mécaniques. La ductilité des traitements possibles permet aussi de métamorphoser les sons naturels.

Les textes de Bacon, lus par Stéphane Eichenholc (le marin) et Jean Lemaître (le guide) présentent ces possibilités, qu'illustreront l'accompagnement sonore et les œuvres qui jalonnent le parcours.

Jean-Claude Risset.