Javier Alvarez (1956)

Mantis walk in metal space (2003)

pour steeldrum, ensemble et électronique

œuvre électronique, Ircam

Informations générales

Date de composition : 2003
Durée : 16 minutes
Éditeur : Inédit
Commande: lrcam-Centre Pompidou et Ensemble intercontemporain.

Genre
Percussion et ensemble/orchestre [Percussion et ensemble/orchestre]

Effectif détaillé
  • soliste : 1 steeldrum
  • 1 flûte, 2 clarinette, 2 cor, 2 trompette, 1 trombone, 1 tuba, 1 piano, 1 harpe, 1 violon, 1 violon II, 1 contrebasse

Information sur la création

  • 11 juin 2003, Paris, Centre Pompidou, par Miquel Bernat : percussion et l’ensemble Ictus.

Information sur l'électronique
Information sur le studio : Ircam
RIM (réalisateur(s) en informatique musicale) : Olivier Pasquet
Dispositif électronique : dispositif électronique non spécifié

Note de programme

Mantis walk in metal space est, en gros, divise en quatre épisodes qui ont en commundes matériaux sonores principalement dérivés de sonorités métalliques et de steel drum. Ils divergent par leur style et leur formation instrumentale. Pour cette pièce, j'ai imaginé un insecte (une mante religieuse) à la demarche lente, qui voyage à l'intérieur d'un gigantesque objet métallique imaginaire résonnant, et devient l'objet de divers impacts, vibrations et résonances.

Ayant composé auparavant d'autres œuvres pour steel drums, mon intérêt de placer ces derniers au sein d'un contexte instrumental où les cuivres dominent, est essentiellement de nature experimentale. D'une part, leurs origines métalliques communes suggèrent des similitudes parmi leurs caractéristiques sonores, mais de l'autre, leur mélange acoustique offre un territoire peu explore en terme d'équilibre et d'articulation.

En conséquence, je me suis efforcé de laisser de côté tous prejugés (y compris les miens) et de chercher dans de nouvelles directions. J'ai combiné les steel drums, l'orchestre et l'électronique de diverses manières : allant de textures pointillistes à des paysages plus soutenus orientés sur le timbre. Pour souligner la résonance unique et métallique fascinante des steel drums, j'ai choisi d'explorer une étendue de modes de jeu, allant du coup direct sur les surfaces au frottement sur plusieurs parties de l'instrument. Ces différentes techniques fournissent des points de repère idéaux à partir desquels j'ai pu établir des rapports cohésifs entre le soliste et les sonorités instrumentales et électroacoustiques.

A une plus grande échelle, cette relation évolue à travers des « réservoirs » de sonorités et de tons partagés, à partir desquels les steel drums et l’orchestre s'influencent et se soutiennent mutuellement. Ces matériaux forment la base d'événements de cause à effet, de textures aux surfaces variées, de coloration mutuelle, de filtrage et d’interpolation spectrales entre le soliste et le geste instrumental. Finalement, l'interaction qui en résulte tente de redéfinir le son des steel drums et de le projeter au-delà des limites de ses capacités instrumentales.

Javier Alvarez