Jacques Lenot (1945)

Instants d'Il y a (2007-2008)

installation sonore d'après Il y a

œuvre électronique, Ircam

Informations générales

Date de composition : 20 nov 2007 - 03 fév 2008
Durée : entre 7 minutes et 1 h
Opus : O.P.E 075a
Commande: Ircam-Centre Pompidou et Festival d'Automne à Paris

Genre
Musique électronique / sur support / instruments mécaniques [Musique électronique / sur support / instruments mécaniques]

Information sur la création

  • 21 septembre 2009, jusqu'au 29 septembre, Paris, église Saint-Eustache et le mardi 29 septembre, en concert en quatre mouvements.

Information sur l'électronique
Information sur le studio : Réalisation du conducteur: poudre-cloches, mécaniques horlogères, accords à synthétiser électroniquement
RIM (réalisateur(s) en informatique musicale) : Eric Daubresse, Grégory Beller
Dispositif électronique : sons fixés sur support

Observations

  • Il y a (O.P.E 075c)
    Transfert du fichier informatique en fichier MIDI (Greg Beller)
    Réalisation sonore des trios (synthèse) 1, 2 et 3 (orchestre-chœur)
    Ircam 12 – 24 janvier 2009
  • Il y a (O.P.E 075d)
    Réalisation des 28 trios et finalisation.
    Essais sonores, réalisation Greg Beller, Technique Ircam, Eglise Saint Eustache 16 avril 2009
    Ircam 6 – 18 avril 2009

 

Note de programme

« L'idée précise et persistante d'un poudroiement sonore s'est forgée progressivement après l'étrange sensation vécue lors de la découverte du Jüdischer Friedhof (cimetière juif) berlinois de Prenzlauerberg, enchâssé entre la Schönhauser Allee et la Kollwitzplatz. » À Partir d'une sensation réelle et vécue et de cette idée sonore, Jacques Lenot dispose ses chutes de sons, cascades de cloches ou mécanique horlogère dans l'Église Saint-Eustache car il fallait, selon ses mots, que ce « poudroiement puisse tomber, et de très haut. »

À la recherche d'un univers riche d'images poétiques, Jacques Lenot dévoile quelques-unes de ses sources d'inspiration : bruissement de balanciers des pendules, cliquetis de son enfance dans une famille d'horlogers, et plus tard, la dernière Élégie de Duino de Rainer Maria Rilke, l'invocation des Lamentations de Jérémie, la vision du Char de Yahvé d'Ézéchiel ; enfin, l'extrait d'un dialogue entre Emmanuel Lévinas et Philippe Nemo. D'un rêve de bonheur (Rilke), du bruit de la gloire de Yahvé (Ézechiel) en passsant par une réflexion sur le « il y a  » (Lévinas), Jacques Lenot réalise son premier travail avec l'informatique musicale à l'Ircam, il étend ainsi son champ créateur en quête d'une perpétuelle indépendance. L'imaginaire de cette œuvre conçue comme une mécanique horlogère d'où tombe une « pourdre-cloche », trouve dans l'Église Saint-Eustache une cristallisation musicale, poétique et spirituelle.

Programme de la création, septembre 2009, Festival d'Automne à Paris, Église Saint-Eustache.