Régis Campo (1968)

Cinq fables de La Fontaine (2005)

pour soprano et orchestre

  • Informations générales
    • Date de composition : 2005
    • Durée : 06 mn
    • Éditeur : Lemoine, Paris, nº 28401, 2005
Effectif détaillé
  • soliste : 1 soprano solo
  • 1 flûte, 1 hautbois, 1 clarinette, 1 basson, 1 cor, 1 trompette, 1 percussionniste, 1 harpe, 1 piano, 1 célesta, cordes

Information sur la création

  • 21 June 2006, Tarbes, par Charlotte Despaux : voix, Ensemble Commedia, Orchestre de l'E.N.M. de Tarbes, direction : Alain Perpétue.

Note de programme

Au terme de ma résidence au conservatoire de Tarbes et à la scène nationale Le Parvis, j'ai souhaité composer cinq fables de La Fontaine pour soprano et orchestre estinées aux élèves du conservatoire de Tarbes et de Pau. L'œuvre se rapproche de mon Happy Birthday que Felicity Lott avait créé en 2003 avec l'Ensemble orchestral de Paris et John Nelson. Si la soprano ici s'amuse également avec ces fables (que l'on se rassure : la grenouille explose bel et bien en voulant se faire aussi grosse que le bœuf) l'avant-dernière fable est en revanche la plus mystérieuse et la plus troublante : un chien lâche sa proie en voyant son reflet et celui de sa proie à travers le ruisseau. L'onde est un tapis de cordes en sourdine presque immobile, l'image du chien et de sa proie est une mélodie calme et suspendue. Regard du chien vers son propre reflet. Immobilité, attente. Moment de repos absolu dans ma musique. Regard du compositeur vers son propre travail. Solitude. Silence. Le cycle est dédié à Alain Perpétue, le directeur du conservatoire de Tarbes dont je salue la belle et généreuse personnalité musicale, de silence et de solitude [...]. La musique évoque le pâle soleil d'Afrique de Tiepolo et ses épaisses nuées de soufre. L'œuvre musicale se définit par l'usage de la couleur. La substance sonore possède une organisation dynamique propre qui polarise et rythme l'espace bien avant que celui-ci ne devienne un objet de composition. Composer consiste à suggérer des impressions dynamiques avec des mouvements sans déplacement. Les nouvelles dimensions de la musique sont la profondeur, la transparence, la fluidité et la luminosité.

Régis Campo, éditions Lemoine.