Philippe Fénelon (1952)

Dix-huit Madrigaux (1995-1996)

version pour six voix avec trio à cordes et théorbe

  • Informations générales
    • Date de composition : 1995 - 1996
    • Durée : 1 h 15 mn
    • Éditeur : Amphion, Durand, Paris
    • Opus : 69b
    • Livret (détail, auteur) :

      Rainer Maria Rilke, Duineser Elegien

Effectif détaillé
  • ensemble de voix solistes à 6 voix (2 soprano solo, contre-ténor solo, 2 ténor solo, basse solo)
  • théorbe, violon, alto, violoncelle

Information sur la création

  • 18 November 1996, France, Paris, Opéra national de Paris, Bastille, Amphithéâtre, par Les Jeunes Solistes, direction : Rachid Safir.

Titres des parties

  1. Wer, wenn ich schriee, pour six voix
  2. Ja, die Frühlinge, pour deux sopranos
  3. Stimmen, Stimmen, pour six voix
  4. Freilich ist es seltsam, pour deux ténors
  5. Prélude, pour théorbe ; Ist die Sage umsonst, pour contre-ténor et théorbe
  6. Jeder Engel ist schrecklich, pour six voix et trio à cordes
  7. O des Blutes Neptun, pour 2 voix [contre-ténor et ténor], violon et théorbe
  8. O Bäume Lebens, pour six voix
  9. Elegie, pour violoncelle ; Sieh, die Sterbenden, pour soprano, ténor et basse
  10. Plätze, o Platz in Paris, pour six voix ; Bergamasque, pour trio à cordes et théorbe
  11. Feigenbaum, pour six voix
  12. O Mütter der Helden, pour basse et alto
  13. Hiersein ist herrlich, pour deux sopranos et deux ténors
  14. Jede dumpfe Umkehr der Welt, pour contre-ténor et violon ; Phantasie, pour violoncelle
  15. Mit allen Augen, pour soprano et basse
  16. Sind wir vielleicht, hier, pour deux ténors
  17. Cansó, pour trio à cordes ; Daß ich dereinst, an dem Ausgang, pour six voix ; Lamento, pour théorbe
  18. Wir waren ein Großes Geschelcht, pour six voix

Note de programme

Cette œuvre est un retour aux sources, une réflexion sur la musique ancienne et sa polyphonie, un miroir qui, avec une grande liberté d'expression et dans une forme toujours rigoureuse, met en valeur les techniques vocales trouvant leur origine dans la musique baroque. Ainsi revisitée, la musique ancienne crée un paysage nouveau, enrichissant le texte même et, par la rigueur de la polyphonie, la narrativité des images qui en sont issues.
 
Les Dix-huit Madrigaux s'appuient sur l'un des textes poétiques les plus importants du XXème siècle — Duineser Elegien de Rainer Maria Rilke. Ils sont chantés dans la langue originale. De la même manière que la lecture des Élegies permet une libre circulation dans les poèmes, il y a, dans le travail musical, une souplesse dans le cheminement des voix et leur utilisation. Les poèmes fragmentés, les rythmes élémentaires (croches, noires, blanches, rondes), de nombreux accords à résolution consonnante ont été choisis pour exprimer un certain effacement devant le texte dont l'intelligibilité est omniprésente.

Philippe Fénelon.