Pierre Jodlowski (1971)

Ghost woman (2010)

installation vidéo

œuvre électronique

  • Informations générales
    • Date de composition : 2010
    • Commande: Bienale de Venise

Information sur la création

Information sur l'électronique
Dispositif électronique : dispositif multimédia (vidéo, lumière)

Observations

  • Production : studio éOle.
  • Concept, son, traitements vidéo : Pierre Jodlowski.
  • Concept, vidéos et lumières : Christophe Bergon.
  • Comédienne : Manuela Agnesini.
  • Odyssud-Blagnac : Accueil en Résidence.
  • La Gare aux artistes - Toulouse : Accueil en Résidence.

Note de programme

Le projet GhostWoman a été réalisé dans le cadre d’une manifestation sur le thème de Dom Juan, présentée lors de la biennale de Venise, section musique, en 2010. Le principe de cette manifestation a consisté à investir le Palazio Pisani de Venise dans son ensemble et d’y organiser un parcours pour le public.

Lors de cette déambulation dans les différentes salles, les cours, les escaliers etc., les spectateurs sont confrontés au mythe de Dom Juan via des installations vidéo, musicales, des extraits de l’opéra de Mozart, des créations contemporaines, sonores et plastiques.

GhostWoman est un tryptique vidéo, installé dans différents lieux et dont la matière sémantique provient d’un texte de Kierkegaard sur les 3 stades du désir incarnés par Dom Juan :

La jeunesse, ou l’objet sans désir / la maturité ou le désir comme source d’émancipation sociale, morale et religieuse / la vieillesse ou le désir sans objet.

Le choix d’écriture vidéo s’est orienté vers un double principe : l’idée d’une inversion temporelle dans le discours et le concept de mise en scène autour du genre pictural des "vanités", ces tableaux qui définissent le passage du temps et l’acheminement vers la mort.

Le premier texte, sur la jeunesse (1er stade du désir) met en scène une femme sans âge, dans un espace blanc ; le deuxième (la maturité) renvoie au mythe d’Ophélie ; le troisième (sénilité) est conçu autour d’un concert de rock. Une même femme, devenant fantôme de notre conscience, nous renvoie ce regard et cette articulation du désir dans le temps de l’existence.

Pierre Jodlowski.