Peter Eötvös (1944)

The Sirens Cycle (2015-2016)

pour soprano et quatuor à cordes

œuvre électronique, Ircam

  • Informations générales
    • Date de composition : 2015 - 2016
    • Durée : 45 mn
    • Éditeur : Schott
    • Commande: Wigmore Hall, Tonhalle-Gesellschaft Zürich, Alte Oper Frankfurt, Centro Nacional de Difusión Musical Madrid, Ircam-Centre Pompidou, ProQuartet et Südwestrundfunk.
    • Livret (détail, auteur) :

      Texte de James Joyce, Homère et Franz Kafka.

Effectif détaillé
  • soliste : soprano
  • violon, violon II, alto, violoncelle

Information sur la création

    • Sans électronique : 1er octobre 2016 à Londres, Wigmore Hall, par Piia Komso, soprano et Calder Quartet.
    • Avec électronique : 12 octobre 2016 à Paris, Centre Pompidou, par Audrey Luna, soprano et Calder Quartet.

Information sur l'électronique
Information sur le studio : Ircam
RIM (réalisateur(s) en informatique musicale) : Serge Lemouton

Titres des parties

  • 1. JOYCE
  • 2. Interlude (enregistré)
  • 3. HOMER
  • 4. Interlude (enregistré)
  • 5. KAFKA

Note de programme

The Sirens Cycle est le développement d’une idée opératique portée par une voix de soprano constamment accompagnée par un quatuor à cordes présent à la manière d’un chœur. À l’origine de cette composition, il y a un texte absurde de Kafka, Le Silence des sirènes. Un sujet qui m’a tellement occupé que j’y ai ajouté par association les évocations des sirènes chez Joyce et Homère. C’est ainsi qu’a vu le jour un cycle en trois volets aux caractéristiques bien différentes, mais qui, par leur polychromie, incarnent une seule et même idée : le chant, ou plutôt le silence des sirènes. Les langues exercent une influence majeure sur le style de mes compositions. Dans Korrespondenz, j’ai mêlé le dialecte salzbourgeois à des traits propres à la langue française. Dans The Sirens Cycle, le matériau musical se métamorphose en fonction de la langue d’origine des différents auteurs. Le premier mouvement, JOYCE, donne à entendre de l’anglais, le deuxième, HOMER, du grec ancien, et le troisième, KAFKA, de l’allemand. La musique est un langage universel. Une grande partie des travaux préparatoires à la phase de composition a eu lieu à Paris, à l’Ircam. J’y ai analysé le spectre, la dynamique et la durée des textes déclamés de Joyce, Homère et Kafka. Le résultat était d’une beauté parfaite, avec de riches coloris. Je l’ai ensuite transposé à la voix et aux instruments.

Peter Eötvös (2016)

Note de programme du concert du 12 octobre 2016 au Centre Pompidou.

Documents