Hanspeter Kyburz (1960)

Diptychon (1996-1998)

pour deux ensembles instrumentaux

  • Informations générales
    • Date de composition : jan 1996 - mar 1998
    • Durée : 20 mn
    • Éditeur : Breitkopf & Härtel, Wiesbaden
    • Commande: Ensemble intercontemporain et Ministère de la culture
Effectif détaillé
  • 2 flûte, 2 hautbois (aussi 2 cor anglais), 4 clarinette (aussi 2 clarinette en mib, 2 clarinette basse), 2 basson (aussi 2 contrebasson), 2 cor, 2 trompette, 2 trombone, 2 tuba, 4 percussionniste, 2 harpe, 2 piano, 2 violon, 2 violon II, 2 alto, 2 violoncelle, 2 contrebasse

Information sur la création

  • 5 May 1998, Paris, Cité de la Musique, par l'Ensemble intercontemporain, direction : David Robertson.

Note de programme

Dans une œuvre précédente, écrite pour vingt-quatre voix et ensemble instrumental intitulée The Voynich Cipher Manuscript, Hanspeter Kyburz avait prévu la possibilité d'une distribution spatiale particulière des différents chanteurs et instrumentistes, certains choristes se trouvant disposés en carré à proximité du chef d'orchestre, tandis que d'autres lui faisaient face à distance, et que d'autres encore se trouvaient incorporés au milieu des instrumentistes, eux-mêmes répartis sur trois files situées respectivement à droite, à gauche et derrière le chef d'orchestre. Toutefois cette spatialisation n'était qu'une possibilité que l'on pouvait prendre ou non en compte.

Le Diptychon, composé entre janvier 1996 et mars 1998, a été pensé et écrit pour deux ensembles instrumentaux qui seront situés à droite et à gauche du public, le chef d'orchestre se trouvant seul face à celui-ci et donnant ses indications simultanément aux musiciens de chacun des deux ensembles. La séparation entre ces deux groupes, effective dans la salle de concert, n'apparaît pourtant pas sur la partition, écrite de façon traditionnelle comme s'il n'y avait qu'un seul orchestre. Les deux ensembles instrumentaux ont donc été conçus pour sonner ensemble, l'effet acoustique recherché à l'aide de cette spatialisation étant prioritairement un effet d'ubiquité sonore, beaucoup plus qu'un jeu d'imitations/réponses ou de séparations/fusions. Parmi les trente-six musiciens nécessaires à l'exécution de l'œuvre, on notera tout particulièrement la présence de quatre percussionnistes jouant d'une série d'instruments quantitativement très importante. Du point de vue formel, l'œuvre est constituée d'une chaîne de petits fragments relativement brefs, dont le nombre dépasse la trentaine et où l'écriture instrumentale est le plus souvent d'une extrême mobilité, la métrique – à l'exception de quelques plages étales – changeant la plupart du temps presque à chaque mesure.

Programme du concert de création le 5 mai 1998, Cité de la Musique, Paris.